Une eau qui ressort plus bas qu’elle ne fuit
Sur un terrain plat, l’eau qui s’échappe d’une canalisation remonte à peu près à la verticale du percement. À Bonsecours, la règle ne tient plus. La commune occupe le rebord du plateau qui surplombe la boucle de la Seine, relief qu’elle partage avec sa voisine immédiate Le Mesnil-Esnard, et les parcelles descendent souvent en pente franche vers la vallée. L’eau perdue suit alors la ligne de plus grande pente, chemine le long d’une tranchée d’ancien réseau ou d’un lit de gravier, et ressort dix ou quinze mètres plus bas, contre un mur de soutènement ou au bas du jardin.
Creuser à l’endroit où la flaque apparaît conduit donc régulièrement à ouvrir une tranchée inutile. Le point de départ se cherche autrement.
Un bourg résidentiel aux portes de la métropole
Avec un peu plus de six mille quatre cents habitants, Bonsecours appartient à la Métropole Rouen Normandie et forme la première commune du plateau quand on quitte l’agglomération par l’est. Le bâti y mélange trois époques : maisons bourgeoises de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, aux murs de brique épais et aux caves voûtées ; pavillons des décennies d’expansion, souvent équipés d’un chauffage central enterré sous dalle ; opérations plus récentes de maisons groupées et de petits collectifs. Chacune de ces familles vieillit à sa manière et fuit à sa manière.
Ce qui lâche le plus souvent
Dans les maisons anciennes, ce sont les raccords encastrés et les descentes en acier galvanisé qui cèdent en premier, généralement au contact d’un mur froid. Dans les pavillons, ce sont la canalisation qui traverse le vide sanitaire et le circuit de chauffage noyé dans la chape qui arrivent en tête ; une boucle percée se traduit par une pression de chaudière qui baisse sans raison et par une zone de sol anormalement tiède. Sur les terrains en pente, enfin, le tuyau d’arrosage enterré et l’alimentation du garage ou de l’abri de jardin subissent les mouvements de terrain et le gel.
Les moyens employés selon la configuration
Quand la canalisation reste sous pression, la détection électro-acoustique permet d’écouter en surface le sifflement de l’eau qui s’échappe et de resserrer la zone à quelques dizaines de centimètres, y compris à travers un dallage. Pour un circuit chauffant ou une conduite d’eau chaude noyée dans une chape, la caméra thermique fait apparaître le tracé et l’anomalie sans percer quoi que ce soit.
Sur le réseau extérieur enterré, très fréquent dans les grands jardins de Bonsecours, nous préférons le gaz traceur, qui traverse la terre et se détecte à l’aplomb du défaut, même sous une allée bétonnée. Si le doute porte sur une évacuation ancienne ou un drain, l’inspection par caméra de canalisation montre l’état réel de l’intérieur du tuyau.
Organisation depuis Trouville-sur-Mer
Bonsecours se trouve à environ soixante-seize kilomètres de notre point d’attache. Nous y intervenons dans la demi-journée lorsqu’un créneau se libère, et le jour même dans la grande majorité des situations urgentes, compteur qui s’emballe ou eau visible chez un voisin. La voisine Franqueville-Saint-Pierre entre dans la même tournée, comme les autres territoires que nous desservons en Seine-Maritime. Un devis vous parvient avant le début des recherches ; le document remis à l’issue de l’intervention décrit le point de fuite et sert de justificatif au titre de la convention IRSI.