Une station balnéaire au bâti très particulier
Deauville compte un peu plus de 3 500 habitants à l’année, sur la rive gauche de la Touques, juste en face de Trouville-sur-Mer. Le bâti y est reconnaissable entre tous : villas de bord de mer aux volumes compliqués, maisons à pans de bois de la fin du XIXe siècle, immeubles de rapport dans les rues qui remontent vers l’intérieur des terres, et opérations plus récentes en périphérie. Une part importante de ce parc n’est habitée que quelques semaines par an, comme sur toute la côte jusqu’à Villers-sur-Mer.
Une fuite qui coule sans témoin
Dans un logement occupé en permanence, une fuite finit toujours par se signaler : un bruit d’écoulement la nuit, une facture qui grimpe, une tache qui s’élargit au plafond. Dans une résidence secondaire fermée de novembre au printemps, rien de tout cela ne se produit. Le sinistre se découvre à la réouverture, et le volume perdu se compte parfois en centaines de mètres cubes.
Nous rencontrons régulièrement à Deauville trois situations. Le compteur qui avance encore alors que tous les robinets de la maison sont fermés. L’alimentation extérieure du jardin ou du local technique, qui a gelé pendant l’hiver et s’est fendue au dégel. Et la fuite lente d’un raccord encastré, qui humidifie une cloison pendant des mois sans jamais former de flaque au sol.
Le sel, la condensation et les fausses pistes
À Deauville, à deux pas de la plage, toute trace d’humidité n’est pas une fuite. Les embruns, l’air chargé de sel et la condensation dans une maison non chauffée laissent des marques qui ressemblent à s’y méprendre à une infiltration. Un mur de soubassement peut aussi remonter l’eau du sol par capillarité, sans qu’aucune canalisation soit en cause.
Avant d’annoncer une fuite, nous vérifions donc que l’eau provient bien d’un réseau : mise en pression et isolement des circuits, mesure du taux d’humidité en plusieurs points, comparaison des relevés à quelques heures d’intervalle. Cette étape d’exclusion évite d’ouvrir un mur pour rien, ce qui compte dans des maisons où les enduits, les boiseries et les carrelages anciens ne se remplacent pas d’un coup de truelle.
Les techniques employées sur le front de mer
Sur un réseau encastré sous chape ou derrière une cloison, la caméra thermique révèle l’écart de température que crée l’eau en circulant ou en stagnant : c’est souvent la première image exploitable. Lorsque la canalisation passe sous une dalle épaisse ou dans un mur en pierre, le contraste thermique ne suffit plus. Nous injectons alors un mélange gazeux traceur dans le réseau vidangé ; plus léger que l’air, il remonte par le point percé et se repère en surface au détecteur.
Pour une terrasse, un balcon ou un receveur de douche qui coule vers le logement du dessous, cas fréquent dans les immeubles deauvillais, un test au colorant fluorescéine montre le trajet réel de l’eau. Il ne correspond presque jamais au trajet supposé.
Une intervention à quelques minutes de route
Deauville se trouve à deux kilomètres de notre point d’attache de Trouville-sur-Mer : le temps de franchir la Touques et nous y sommes. Une recherche peut donc démarrer dans l’heure quand la situation l’exige, compteur qui s’emballe ou eau qui goutte chez le voisin du dessous. Nous intervenons dans les mêmes conditions à Bonneville-sur-Touques et à Saint-Arnoult, et plus largement dans tout le Calvados.
Le prix de la recherche vous est annoncé par devis gratuit, avant que le matériel ne sorte du véhicule. À Deauville comme ailleurs, vous repartez avec un rapport qui situe le point de fuite, mesures et clichés à l’appui : c’est la pièce que votre assureur attend dans le cadre de la convention IRSI.