Une ville-centre et un très large territoire rural
Avec environ dix-sept mille cinq cents habitants, Vire est la principale ville du sud-ouest du Calvados, à vingt-cinq kilomètres d’Aunay-sur-Odon, et le siège de l’intercommunalité de la Vire au Noireau. Elle forme aujourd’hui, avec plusieurs anciennes communes voisines, la commune nouvelle de Vire Normandie, ce qui donne un territoire d’une étendue inhabituelle : au centre, des rues denses, des immeubles et des commerces ; tout autour, des hameaux, des fermes en activité et des maisons isolées séparées par plusieurs kilomètres de routes de bocage. Une recherche de fuite en centre-ville et une recherche dans un écart n’ont pas grand-chose en commun, ni par les réseaux concernés, ni par les moyens à déployer.
Granit, murs épais et climat humide
Le bocage virois se bâtit traditionnellement en granit et en schiste, avec des murs très épais, parfois montés en double parement avec un remplissage de terre et de pierraille au centre. Ce type de maçonnerie absorbe et restitue l’humidité lentement, ce qui complique la lecture des désordres : une auréole peut apparaître longtemps après le début de la fuite, et loin d’elle. Le climat n’arrange rien, avec une pluviométrie soutenue et des hivers plus froids qu’en bord de mer, propices aux ruptures par le gel sur les portions extérieures ou mal isolées. Distinguer une infiltration liée aux intempéries d’une canalisation percée demande donc des mesures, pas une simple observation.
Les avaries que nous rencontrons dans le secteur
Dans les hameaux, la configuration dominante reste la longue alimentation privée, posée entre un compteur en bord de route et une maison située bien en retrait, souvent sous un chemin empierré ou un pré pâturé. Dans le centre, ce sont plutôt les immeubles et les maisons de ville qui posent question : colonnes montantes vieillissantes, encastrements dans des dalles, dégâts qui traversent un plancher et touchent le logement du dessous. Les caves et sous-sols semi-enterrés, fréquents sur les pentes de la ville, ajoutent leur lot de désordres qu’il faut savoir attribuer, entre venue d’eau extérieure et réseau défectueux.
Le matériel mis en œuvre à Vire
Sur un branchement enterré de plusieurs dizaines de mètres, le gaz traceur demeure la solution la plus économe en travaux : après vidange, le mélange injecté ressort au-dessus du percement, que la conduite passe sous un pré, un chemin ou une cour bétonnée. En milieu bâti, l’écoute électro-acoustique tire parti des maçonneries denses et des dalles, très bonnes conductrices du bruit du jet. Dans les murs de granit et les cloisons, la caméra thermique délimite l’étendue réelle de la zone humide et suit le tracé des conduites d’eau chaude. Les évacuations anciennes, enfin, sont contrôlées par inspection caméra, qui montre les ruptures, les contre-pentes et les intrusions de racines.
Une intervention programmée sous vingt-quatre à quarante-huit heures
Quatre-vingt-douze kilomètres séparent Vire de Trouville-sur-Mer : nous ne promettons pas une arrivée dans la journée sur ce secteur, qui est desservi en tournée. Les rendez-vous y sont fixés sous vingt-quatre à quarante-huit heures, en regroupant les interventions du sud du Calvados et des abords de la Manche, du côté de Saint-Lô et de Canisy. Ce fonctionnement permet de maintenir un déplacement raisonnable, annoncé à l’avance par un devis gratuit. Le rapport remis en fin de recherche contient la localisation du défaut, la méthode utilisée et les constats photographiques attendus par les assureurs.