Une campagne céréalière sans rivière
Venon compte un peu moins de quatre cents habitants et fait partie de la communauté de communes du Pays du Neubourg, dans le centre du département de l’Eure. La commune occupe un plateau de grande culture, largement ouvert, où les champs succèdent aux champs et où l’on ne rencontre pratiquement pas de cours d’eau : ici, l’eau ne circule pas en surface, elle descend dans le sous-sol, et les mares constituaient autrefois les seules réserves accessibles.
Le bâti reflète cette campagne céréalière : fermes à cour fermée, longs bâtiments d’exploitation, maisons de briques ou de moellons enduits, souvent implantées à l’écart de la route et entourées d’un rideau d’arbres qui coupe le vent. S’y ajoutent quelques pavillons construits ces dernières décennies pour des ménages travaillant à Évreux ou au Neubourg.
Après le compteur, la conduite vous appartient
Cette précision compte à Venon plus qu’ailleurs, car les distances y sont grandes. Le réseau public s’arrête au compteur, généralement posé en limite de propriété ou en bord de voie. Tout ce qui suit, jusqu’à la maison et jusqu’aux dépendances, relève du propriétaire : la conduite, les raccords, les vannes, et la consommation perdue en cas de fuite.
Une canalisation privative de soixante ou quatre-vingts mètres n’a rien d’exceptionnel dans ce type de commune. Elle a souvent été posée en même temps que le raccordement au réseau, il y a plusieurs décennies, et personne ne se souvient plus de son tracé exact ni de sa profondeur. Lorsqu’elle perce, la facture peut doubler avant que quiconque ne remarque quoi que ce soit.
Ce que le sol du plateau laisse voir
Les limons profonds qui recouvrent le plateau retiennent une partie de l’eau, mais rarement à l’endroit du percement. Sur une terre cultivée ou une pelouse, la fuite peut ne produire aucun signe visible pendant des mois, puis faire apparaître une zone plus verte, un affaissement léger ou une remontée d’eau à plusieurs mètres de son origine, en suivant la tranchée de pose remblayée, qui joue le rôle de drain.
Les cas les plus courants restent la corrosion d’un ancien tube acier, la blessure d’un tube polyéthylène par un outil agricole, la rupture d’un raccord à l’entrée du bâtiment, et le gel des conduites qui desservent un abri, un poulailler ou un abreuvoir.
Les techniques employées à Venon
Sur ces longs branchements enterrés, rien ne vaut le gaz traceur. On met la conduite à vide, on y introduit un gaz très léger, et celui-ci migre à travers les limons pour ressortir à l’aplomb du défaut : la fouille se réduit alors à un seul point. La détection électro-acoustique prend le relais dès que la conduite passe sous une dalle, un dallage de cour ou dans un mur, où le bruit se transmet parfaitement.
À l’intérieur des bâtiments, la caméra thermique suit le cheminement de l’eau derrière les enduits et sous les chapes, et distingue une fuite en charge d’une simple humidité de maçonnerie.
Soixante-treize kilomètres depuis Trouville-sur-Mer
Depuis Trouville-sur-Mer, il faut compter soixante-treize kilomètres pour rejoindre Venon. Prévoyez une demi-journée pour la recherche ; elle peut se tenir sans attendre le lendemain si une visite est déjà programmée au cœur du département, du côté de Villez-sur-le-Neubourg ou de Bérengeville-la-Campagne. Le tarif vous est indiqué dès le premier échange, et le dossier constitué sur place accompagne la déclaration de sinistre.