Entre le plateau, la vallée et les marais
Saint-Mards-de-Blacarville rassemble près de neuf cents habitants au nord de Pont-Audemer. Rattachée à l’intercommunalité de Pont-Audemer et du Val de Risle, elle s’étire sur le rebord du plateau qui surplombe la vallée de la Risle, à courte distance des marais qui bordent l’estuaire de la Seine. Ce relief de rebord explique une particularité locale : selon que l’on habite le haut ou le bas de la commune, on ne rencontre ni le même sol, ni les mêmes ennuis d’eau.
L’habitat se répartit entre plusieurs hameaux, avec des fermes et des longères anciennes, des maisons de bourg autour de l’église, et un tissu pavillonnaire qui s’est étoffé au fil des dernières décennies grâce à la proximité de Pont-Audemer. Les parcelles sont généralement vastes, plantées d’arbres, souvent héritées d’anciens vergers.
Des réseaux privés longs et mal connus
Cette configuration a une conséquence pratique : entre le compteur, posé près de la voie communale, et la maison bâtie au fond du terrain, il n’est pas rare de compter cinquante mètres de canalisation privative. Les fuites y sont invisibles depuis la surface et ne se manifestent que par une consommation qui grimpe, une pompe qui se déclenche trop souvent ou une pression qui faiblit en bout de ligne.
À Saint-Mards-de-Blacarville, deux autres sources de désordre reviennent régulièrement. Les arbres, d’abord : racines de haies et de fruitiers cherchent l’humidité et finissent par pénétrer les joints d’une évacuation ancienne. L’assainissement individuel ensuite, encore largement répandu dans les hameaux, avec ses regards, sa fosse et son épandage, dont un dysfonctionnement produit une zone détrempée que l’on confond volontiers avec une fuite d’eau potable.
Séparer le réseau d’eau et les évacuations
La première question à trancher est donc celle du réseau concerné. Si le compteur avance robinets fermés, la recherche se concentre sur l’alimentation sous pression. Si le compteur reste immobile, ce sont les évacuations, la couverture ou le terrain qu’il faut examiner. L’inspection par caméra de canalisation explore alors les conduits enterrés, montre la fissure ou la racine en cause, et situe le défaut par rapport à la surface.
Pour l’alimentation enterrée, le gaz traceur reste la méthode la plus fiable sous une pelouse, un verger ou une allée de gravier. Sous une dalle de garage, une cour bétonnée ou un sol carrelé, la détection électro-acoustique capte directement le bruit de l’échappement d’eau et le suit jusqu’à son point le plus fort, sans rien déposer.
Le temps de route depuis Trouville-sur-Mer
Trente et un kilomètres séparent Saint-Mards-de-Blacarville de Trouville-sur-Mer. Le trajet, en grande partie sur voie rapide jusqu’à Pont-Audemer, permet de traiter la recherche sur une demi-journée, et dès le jour de l’appel lorsque celui-ci parvient en début de matinée. L’estimation est fournie avant toute manipulation, et le document rédigé ensuite décrit la méthode employée, la localisation obtenue et l’état constaté, sous une forme directement exploitable par l’assurance.
Les villages proches sont desservis dans la même sortie, en particulier Manneville-sur-Risle à trois kilomètres, Toutainville et Bouquelon.
Un chiffre qui doit alerter
Une famille de quatre personnes consomme en moyenne de cent vingt à cent cinquante mètres cubes d’eau par an. Au-delà, sans piscine ni potager arrosé, l’écart mérite d’être expliqué. Sur une canalisation enterrée, un percement de la taille d’une tête d’épingle suffit à perdre plusieurs dizaines de mètres cubes en quelques mois : à Saint-Mards-de-Blacarville, c’est le plus souvent la facture, et non le mur, qui donne l’alerte.